Pet-sitting : faire garder son animal

Il y a deux ans, j’ai publié un article vous donnant quelques conseils pour préparer les vacances de vos compagnons à quatre pattes. (D’ailleurs, n’hésitez pas à le relire, j’y ai fait une petite mise à jour !).

Aujourd’hui j’approfondis un peu plus le sujet, notamment sur la partie garde de votre animal. Bonne lecture !

 

  • Les différents modes de garde :

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chez le « pet-sitter » : soit à son domicile (famille d’accueil) soit dans un local attitré (pension).
Dans ce cas il faudra vous assurer que votre animal est bien à jour de ses vaccins et antiparasitaires. Si les animaux sont amenés à cohabiter, assurez vous également que le « pet-sitter » ne mélange pas les individus et/ou espèces incompatibles.
Vérifiez aussi les lieux et les installations. Votre animal doit être à l’aise et en sécurité.

chez vous sous forme de visite à domicile (pour les chats et les rongeurs) ou promenades (pour les chiens).
Peu de logistique à prévoir dans ce cas et les vaccins ne sont pas forcement obligatoires.
Votre animal reste dans son environnement, c’est le « pet-sitter » qui vient à lui pour lui prodiguer les soins quotidiens.

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  • A qui faire appel ?

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Plusieurs solutions s’offrent à vous :

les particuliers : ça peut être un voisin, un ami, un membre de la famille ou bien une personnes (étudiant, retraité ou autre) dont vous aurez trouvé les coordonnées dans les petites annonces.
Ces personnes sont le plus souvent passionnées (enfin méfiez vous quand même !) mais sans qualifications particulières.
Le budget est défini entre vous, il est parfois question d’échange de services.

les entreprises/sites de mise en relation avec des particuliers : ces entreprises fleurissent sur Internet et vous offrent la possibilité d’obtenir les coordonnées d’un « pet-sitter » proche de chez vous.
Ces « pet-sitters » sont sélectionnés simplement par entretien téléphonique ou questionnaire à remplir. Aucunes qualifications ou expériences ne leur est demandé.
L’activité principale de ces entreprises est la mise en relation, pas la garde d’animaux donc méfiance. C’est à vous de vous assurer du sérieux du « pet-sitter » que l’on vous aura envoyé.
Le budget tourne aux alentours de 15 € par jour dont une partie est versé directement à l’entreprise pour la mise en relation (somme qu’il ne sera souvent pas possible de récupérer même si vous n’avez pas trouvé le bon « pet-sitter ») et le reste versé de la main à la main à votre « pet-sitter ».

les professionnels : que ce soit une pension ou un service de garde à domicile, le professionnel est toujours déclaré (n° SIRET) et titulaire du certificat de capacité qui atteste de connaissances suffisantes pour le métier qu’il exerce.
S’il tient une pension, ses installations ont été soumises à une législation stricte assurant un minimum de confort, d’hygiène et de sécurité pour les animaux dont il a la charge.
Les professionnels sont encore assez rares sur le marché et donc très demandés, il faut donc réserver votre prestation bien à l’avance.
Comptez environ 15 € par jour, soit le même budget qu’avec un site de mise en relation.

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  • Ce que dit la loi : le certificat de capacité, kesako ?

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Le code rural précise que toute activité commerciale (donc rémunérée) de garde d’animaux est soumise à l’obtention du certificat de capacité (qui n’est pas un diplôme mais une autorisation administrative d’exercer une activité).
Ce certificat est délivré par le préfet à toute personne qui justifie de connaissances suffisantes concernant les besoins biologiques, physiologiques, comportementaux et l’entretien des animaux de compagnie.

Vous pouvez consulter les textes sur la page Cadre Légal.

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  • Les qualités d’un bon « pet-sitter » :

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A mon sens, un bon « pet-sitter » doit avoir les qualités suivantes :

l’amour des animaux : ça parait évident mais ça ne l’est pas tant que ça en fait ! Et surtout ce n’est pas suffisant. Aimer les animaux c’est aussi savoir bien s’en occuper et répondre aux besoins spécifiques de chaque espèce. Ce qui m’amène à la qualité suivante :

une bonne connaissance de l’espèce : donner à manger et à boire c’est plutôt simple, tout le monde peut le faire (euh pas sûr en fait !) mais ça ne suffit pas. Un bon « pet-sitter » doit bien connaitre le comportement de l’espèce afin de pouvoir déceler le moindre problème. Il doit aussi connaitre les principales maladies, leur mode de propagation et les règles d’hygiène à observer en cas d’épidémie. Il doit savoir quels sont les protocoles de vaccination et de traitements antiparasitaires, mais aussi avoir des notions concernant le choix de l’alimentation.

le sens des responsabilités : 1 animal = 1 vie. Tout au long de la garde et en cas de soucis, un bon « pet-sitter » doit être en mesure de prendre les bonnes décisions pour assurer le bien-être et la sécurité de l’animal dont il est responsable.

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Categories : Conseils pratiques

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